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Live report MOONSPELL – ROTTING CHRIST – SILVER DUST 31/10/2019




Salut à tous, adeptes d’un bon sort de lune jeté sur un jésus moisi à l’aide de poussière d’argent.

Donc, nous voilà en cette belle soirée pluvieuse d’Halloween, en capitale bretonne (non ce n’est pas Nantes, n’insistez pas !), un petit pincement d’excitation dans les entrailles.

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister à une si belle affiche de groupes européens, Moonspell et Rotting Christ se partagent la tête d’affiche accompagnés d’un mystérieux petit nouveau : Silver Dust.


En ce qui concerne ce dernier, l’interview que le groupe nous a donné ainsi que l’écoute de leur dernier album nous a bien mis l’eau à la bouche et la curiosité de découvrir leur prestation scénique est bien là !


Après quelques retrouvailles avec nos compatriotes métalliques et la récupération de nos sacro-saintes accréditations, nous flambons un peu de nos deniers au merch des groupes : la bio de Moonspell et le T-Shirt 1755, je sais, ça fait fanboy mais j’assume !


Ce soir, pas besoin d’être anglo-saxon pour proposer du metal de qualité !

SILVER DUST.

Voilà, voilà, on va enfin découvrir le mystérieux et très sympathique groupe suisse. Comme annoncé lors de l’interview, l’espace scénique est bien exploité, un grand miroir magique est juché au centre, flanqué par deux artworks de musiciens masqués et encapuchonnés jouant du trombone et de l’accordéon (instruments peu communs dans l’univers métal !).


Cet élément du plateau est un incontournable du show, en effet, tout au long du concert Lord Campbell (chant et guitare) interagi avec lui.

Le show est plutôt bien rôdé, on sent le sérieux et l’investissement du groupe.

L’ambiance du groupe a été bien pensée et il y a une vraie cohérence au fil des morceaux interprétés.

Demeure quelques problèmes de son (la guitare est parfois inaudible) et des enchaînements un peu maladroits. La variation sur le thème de la « Toccata et fugue en ré mineur de JS Bach » de Lord Campbell est à la fois bien exécutée (surtout avec le timing de l’écran-miroir) mais laisse aussi un petit effet de « déjà entendu », n’aurait-il pas fallu choisir un autre compositeur moins exploité ? Gustav Mahler ou Bartok ? Bon ok là je chambre un peu…

En ce qui concerne les compositions originales du groupe, on peut aisément y trouver son intérêt tant la musique est éclectique, jonglant avec le son claire et saturé des guitares, des rythmes cassées et ensuite entraînants : un vrai couteau suisse musical (désolé il fallait que je la fasse… ou pas...).


Lord Campbell s’adonne à la polymorphie vocale avec une facilité déconcertante, passant du grawl à la voix de tête en passant par la voix de gorge, et vise et versa… Juste bravo !

Les titres sont variés, même au sein d’un même morceau, mêlé à l’ambiance générale et aux thèmes abordés, on pourrait se positionner sur un metal gothique-prog vraiment intéressant. En tout cas j’ai été conquis !

Personnellement je suivrais ce groupe de très très près car ils seront capables, je pense, de nous proposer de grandes choses dans un avenir proche.

Pour conclure, un groupe avec un gros potentiel qui se bonifiera avec le temps, à découvrir de toute urgence !





Rotting Christ

Certainement la claque de la soirée, comme je dis souvent : « sortez les tartines ça envoie du pâté », formule que, bizarrement, personne ne reprend… Enfin bref, c’est la machine de guerre : un son incroyable, une puissance frontale indéniable, un professionnalisme parfait. C’est beau, c’est propre, c’est Rotting Christ.

Le train satanique du metal nous a tous écrasé, le public a été conquis et c’est de la folie à l’Etage !



Juste bravo à ce groupe atypique venu de Grèce, charismatique et explosif.

J’exprimerais cependant un petit bémol à ce tableau éthylique, heu non idyllique, je trouve que les titres s’enchaînent et se ressemblent beaucoup, j’ai vraiment eu l’impression globale d’écouter un titre de plus d’une heure, et là forcément, la lassitude s’en mêle. *Ceci n'est pas l'avis de ma femme!

Mais tout va bien, pour remédier à cela, voici le prochain.

Moonspell

L’enfant prodige du Portugal arrive, incontournable figure du gothisme européen, amour de jeunesse de nombre d’entre nous.

Le groupe commence par plusieurs titres du dernier album « 1755 » avec mise en scène adéquat : grande fresque représentant une église s’écroulant sous l’effet d’un tremblement de terre, masque de médecin de peste et autres références historiques.

Encore et toujours l’expérience paye : Moonspell nous ensorcèle. Malgré une entrée difficile certainement dû à un peu de fatigue vocale de la part de Fernando, sa voix, une fois chauffée, raisonne dans toute la salle et nous fait frissonner !

Après deux titres de 1755 et deux titres de « Extinct », le groupe revient sur des classiques et nous offre des cadeaux tels que « Vampiria », « Alma Mater » ou encore « Full Moon Madness».

Le groupe s’offre à nous dans tout son éclectisme et nous inonde de son univers sombre et bariolé.



Le public est enchanté, on a le droit à un rappel magnifique, merci Moonspell, la magie est toujours là !

Pour conclure sur cette soirée, un grand merci à l'équipe GARMONBOZIA pour tout ce qu’elle fait pour la scène métal du grand ouest et au-délà, cela nous permet de passer de beaux moments avec de belles dates comme celle-ci.


Tristan

Metal Mad tv

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