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LIVE REPORT HELLFEST 2017

Avant-propos Ces chroniques ont été écrites par un amateur de metal, qui a grandi avec Slayer, Sepultura, Metallica, Supuration, Death Iron Maiden ou Manowar... mais pas par un exégète pour autant ! Je demande donc un peu d'indulgence envers le lecteur incollable, amateur de doom, de true black qui connaît tous les noms de groupe et de chansons par coeur. Les résumés de concerts qui suivent correspondent donc à mes ressentis face à des groupes que je ne connaissais pas forcément et que je suis venu DÉCOUVRIR au Hellfest. Mais le plaisir de la découverte n'est-il pas supérieur au plaisir d'apprécier ce que l'on connaît déjà?. On pourrait nommer les reports qui suivent "Journal d'un quasi néophyte au HF". Comme disait Picabia, "Pour que vous aimiez quelque chose, il faut que l'ayez vu et entendu des tas de fois, bande d'idiots"... J'ai donc essayé d'aller contredire Picabia au Hellfest...!

Hugo Chreul









Vendredi 12h50 : Altar


On démarre le Fest avec Wormed. Un quatuor d'espagnols plutôt énervés d'une technicité délirante. Branlette de manche garantie. Un growl intense, de l'agression pure, une double grosse caisse qui ne s'arrête jamais. D'où cette classification dans le technical brutal death metal... L'amateur de death melo sera déçu, trouvera cela monotone et pourra passer son chemin. L'amateur de blasts hachés menus, lui, sera ravi ! Wormed et ses riffs ultrasyncopés, c'est Napalm Death en plus gras, en bien plus propre et bien plus rapide !!!


Vendredi 13h35 : Mainstage 1

Petite pause acoustique (après Wormed qui a envoyé du lourd), avec Animal as leaders, le trio américain instrumental. Un grand black avec la coupe de Desireless, pour ceux qui se souviennent des années 80 arrive sur scène avec sa guitare 8 cordes... Tosin Abasi, accompagné de Javier Reyes est prêt à en mettre plein la vue. Une proposition plus qu'intéressante, extrêmement technique, uniquement instrumentale donc, un peu OVNI. Des accents satrianiens, de grandes envolées lyriques au taping sur des riffs qui peuvent partir en mode "tribal"...Des thèmes lounge et jazzy entrecoupés de montées de vagues progressives gojiriennes.




Vendredi 15h05 : Temple

On enchaîne avec les gars de Tyr, des îles Feroé, fiers descendants des Vikings. Le concert commence en clapant des mains sur une ritournelle traditonnelle. Pas de problème, c'est bien du folk metal. Puis le show démarre devant un chapiteau plein à craquer. Le public est bien là pour acclamer ce groupe qui revendique clairement son appartenance au genre heavy metal. Les influences Iron Maiden ne sont pas loin en effet, notamment reconnaissables à la large place accordée à des solos qui sonnent Steve Harris, pour ceux qui l'ont connu ! Bref, Tyr, ils donnent envie de partir en drakkar dans le sillage de Skalmold pour aller voir les baleines !


Vendredi 16h45 : Temple


Un copain, exégète lui, m'a dit "va jeter un oeil sur Dodheimsgard, tu vas voir c'est chouette, c'est un peu kitsch". Je ne sais réellement quelle est sa conception du kitsch mais je dois avouer que c'est sans doute ma plus belle découverte de la journée. Un drapeau norvégien ne cesse de s'agiter au premier rang d'un foule relativement clairsemée...Un pentacle shuriken trône au fond de la scène pour trois quarts d'heure de black metal bien senti.


Des atmosphères inquiétantes, planantes, au piano, qui ne sont pas sans rappeler certains morceaux d'Erik Satie qui aurait été zombifié, à l'image du bassiste qui a le visage peint en gris anthracite... Le clavier part loin dans l'espace et Vicotnik, le chanteur au visage peinturluré de blanc et rouge tel un vishnouïte, se lance dans un chant qui alterne growl profond et chant clair. Propre, efficace, Dodheimsgard propose un black sympho atmosphérique avant-gardiste aux accents psychédéliques vraiment intéressant... Une mélodie funèbre à l'orgue monte dans l'air pour clôturer le concert, au moment même où le monde apprend la nouvelle du décès d'Helmut Kohl....


Vendredi 18h30 : Mainstage 1


Ministry. Le soleil tape sur la foule immense venue se masser au pied d'un des groupes phares du metal electro-indus. Jourgensen, chanteur au look improbable de Jack Sparrow ouvre le concert avec "Sixty nine". Itératif, hypnotisant, répétitif, Punch in the face transporte le public qui porte à bout de bras une personne en fauteuil roulant en plein crowdsurfing ! Les petits samples traditionnels font toujours effet. "We are not snowflakes, we are antifaaaaa ! ". Au vu des images de Trump, de manifs réprimées et de guerre qui défilent sur les écrans géants, on ne pourra pas taxer Ministry d'extrême-droite ! Send you peligro, puis, on a droit au morceau Empty, du prochain album annoncé pour cet automne. Du riff lourd et gras comme une baraque à frites. Ministry, ils ont vieilli, mais ils ne vieillissent pas !


Vendredi 19h40 : Altar


"Beeuaaaaaaaaaargh !!!!" (voix), "Trrrrrrrrrrroum-trrrrrrrroum, brrrrrram" (batterie). Avec Cryptopsy, on est pas là pour rigoler. dans la même veine que Wormed le matin, du death technique brutal qui envoie du bois de derrière les fagots, made in Canada. Une déferlante de percussions dans la face et un growl venu des enfers.Côté gratte, ça moshe de partout, on ne voit que des cheveux qui tournent à une vitesse délirante. Ca pilonne, ça tabasse, ça fracasse, ça déchire... en évoquant un peu Dying Fetus...Mais bon y a Behemoth qui joue à côté aussi...


Vendredi 20h00: Mainstage


Behemoth

Merci. Que dire, c'était top ! Je chronique pas, y a qu'à écouter :) !




Vendredi : 21h50, Altar


Obituaryyyyy !


La p'tite madeleine de Proust pour finir la journée de vendredi en beauté avec ce septième concert !La chevelure ultra-longue de John Tardy apparaît enfin dans une brume de fumigènes rouges..."Chopped in half", "Cause of death", "Slowly we rot, "Don't care"… Le quatuor floridien soigne ses vieux fans avec une setlist aux petits oignons ! Sans compter l'excellente interprétation du "Visions in my head" issu d'Inked in Blood...Dans le ciel, le regretté bassiste Frank Watkins doit sans doute être encore fier de ses camarades Pas une grande découverte, ça c'est sûr, on les connaît depuis 30 ans, mais les (bientôt) papys du death old-school n'ont pas perdu une dent ! Toujours généreux avec son public, même quand le set est chronométré, le groupe assure un show au son pur qui donne envie d'écouter le nouvel album de 2017… "Obituary".Obituary, c'est dans le coeur, et pas ailleurs…



Samedi : 13h35, Temple


Gautier Serre, alias Igorrr, arrive derrière ses platines, d'où il domine la scène Temple, surchauffée et pleine à craquer. Des petits samples de guitare classique, tout doux pour démarrer...L'auteur de Poisson Soluble et d'Hallelujah propose vraiment quelque chose de différent, d'inouï au sens littéral du terme. Il faut dire que peu d'artistes prennent le parti de mélanger death-core, François Couperin, Aphex Twin, Cannibal Corpse, trip-hop et electro-tech ! Le show fait la part belle à la cantatrice, une Castafiore des temps expérimentaux, toute de noir vêtue, et qui présente une tessiture impressionnante. Le chanteur, peint en bleu, sorte de rastaman-zombie, enfant sauvage sorti du dessin animé Avatar, n'est pas en reste non plus. Quant au batteur, quatrième larron de l'histoire, et, chose rare, installé de profil, il propose une rythmique hypercomplexe plutôt difficile à suivre. Des blasts, entrecoupés de nappes de sitar, des douces mélodies baroques, au clavecin, interrompues par des vagues electro… Les amateurs de Yann Tiersen apprécieront les petits samples d'accordéon suivi de hurlements bestiaux venus de la nuit des temps. A la fin, on ne sait plus si on était venu écouter Morbid Angel ou Skrillex. C'était Igorrr. Igorrr en concert, c'est une expérience sensorielle. Et une expérience, ça se vit.




Samedi : 13h35, Temple


Skepticism.


Personne, parmi mes connaissances dans ce festival, ne semble connaître ce groupe… Donc forcément, ça pousse à la curiosité ! Alors, je me renseigne vite fait sur mon téléphone. Je devais avoir peu de connaissances portées sur ce genre qu'on appelle "funeral doom metal" ! Skepticism : cinq albums en vingt ans ; c'est lent. Et ça tombe bien, le funeral doom, plus c'est lent mieux c'est ! Piano, pianissimo. On est dans le contemplatif à 50 BPM. En tout cas la rythmique va moins vite que le pouls d'un phoque de Weddell en apnée... Alors, quand les quatre membres de ce groupe finlandais, très sobres, habillés en pasteurs-croquemorts, attaquent les premières notes à l'orgue, on sent qu'on est parti pour une cérémonie qui tient de la grand-messe, mais plus orientée vers l'extrême onction que vers le mariage. Tout est en mineur, tout est très triste. Mais tout est très beau. Une voix gutturale et rocailleuse, extrêmement travaillée, parfaite. Une très belle surprise, une grosse claque, une belle découverte. Skepticism, prochaine fois que je passe dans les bacs, j'en achète un disque !



Samedi : 17h45, Altar


Decapitated !!!


On change légèrement de tempo avec du brutal death technique polonais qui arrache tout sur son passage. Vader, Cannibal Corpse, Suffocation, voilà pour les influences. J'ai écouté vaguement quelques morceaux de Blood Mantra et de Anticult, le dernier et septième album en date avant de venir. Je ne suis pas forcément amateur de ce style sur disque, mais le concert vaut carrément le coup ! Rafal, le chanteur, porte bien son nom parce que pour envoyer, il envoie ! Un p….. de frontman ! Phil Anselmo peut mourir tranquille, la relève est là. On se demande comment il arrive à se mouvoir aussi vite avec 15 kg de dreadlocks sur la tête. Quant aux doigts du guitariste, si vous arrivez à les suivre sur le manche, vous êtes fort. Une tuerie technique, des roulements de tambours impitoyables, par vague, des breaks époustouflants, des syncopes et quelques rares solos éthérés : une claque de brutalité parfaite juste après le goûter ! Un mot, qui tombe à pic pour Decapitated : chirurgical.





Samedi : 18h35, War Zone


"Ici c'est la rue, ici c'est l'ghetto ! ". Retour au bon vieux hardcore des familles avec DRI, Dirty Rotten Imbeciles, groupe trashy-urbain américain des années 80. Du pré Agnostic Front. Les premiers ancêtres de ce groupe plus connu qu'est Biohazard. Bermudas, cheveux courts et streetwear de rigueur. Ca jumpe, jupe ! Le public est bien là au rendez-vous, dans une atmosphère caniculaire. Un beau mosh pit soulève des nuages de particules.

Ca ne parlera pas forcément à grand-monde, mais à Pau, dans les années 90, il y avait un vieux groupe presque confidentiel qui s'appelait Hate Force. Et bien ça y ressemble un peu :) !


Samedi : 18h35, Valley

Chelsea Wolfe. Une jeune femme, californienne, arrive sur scène. Noirceur à la PJ Harvey, maquillage à la Amy Winehouse et voix assez douce, qui évoque un peu Björk. Mascara noir, yeux bleus, cheveux noirs, robe noire.

Un regard triste et inquiétant.

Gothique, folk, electro, doom…Voilà pour les influences de cette charmante chanteuse qui propose là encore quelque chose de très original, difficile à étiqueter (et c'est tant mieux). Une douce invitation à l'introspection et à un moment de calme relatif teinté de spleen. Progressif, c'est peu de le dire. Les vagues montent jusqu'au final bien noisy où Chelsea Wolfe, qui en est à son septième album depuis 2010, joue avec les dents comme Jimi Hendrix et où sa batteuse finit le concert littéralement trempée de sueur ! Si vous êtes en manque de Xanax, écoutez Chelsea Wolfe !



Samedi, 20h45, Temple


ALCEST


Le soleil se couche doucement sur la Temple quand le concert d'Alcest démarre. Une pause pour les oreilles qui se remettent tranquillement de Decapitated trois heures auparavant. Alcest, groupe de Neige, ancien Peste Noire, offre un metal assez doux, au chant clair et très mélodique. Des passages de guitare évoquent la ballade romantique. Si on ferme les yeux, on a l'impression d'écouter du shoegaze, avec un léger côté Opeth pour la voix. Des petites notes mélancoliques à la Envy, qui s'égrènent telles des petites gouttes de pluie. Et des montées, sur thèmes répétitifs, assez rock prog à la GodSpeedYouBlackEmperor. On ne dirait pas du metal en fait ! Ah si quand même, des fois ça s'énerve furieusement! Du black metal dépressif quoi !



Samedi : 21h50 Valley

Primus


Bizarrement, je ne me suis jamais penché dessus. Le générique de South Park est pas mal pourtant.

En fait, je suis stupide de ne jamais y avoir jeté une oreille : c'est juste l'un des meilleurs bassistes du monde, Les Claypool, qui officie dans ce trio américain chant, basse / guitare / batterie et qui se produit devant la Valley qui déborde bien plus loin que l'écran géant.

C'est surtout vers ce charismatique dandy (barbichette, chapeau melon orné d'un oeillet violet, redingote) que l'oeil et l'oreille sont attirés sur scène.

Primus offre, les 35 premières minutes du show, une fusion syncopée très funky et dansante, qui rappelle (Prince, les Red Hot, ou Urban Dance Squad) mâtinée de passages jazzy qui peuvent évoquer à la fois Zappa, plus rarement Faith No More. Ce virtuose du slapping interagit beaucoup avec son public et c'est tout simplement époustouflant de virtuosité. Après un morceau bien hendrixien, il passe au violoncelle, le visage orné d'un masque de cochon en plastique. Claypool rythme, avec son archet, les notes dissonantes et torturées qui s'échappent de la guitare tandis que des projections psychédéliques défilent sur l'écran.

Primus, j'en écoute pas souvent mais sur scène, c'était 20/20 :) !


Samedi : 22h55 Temple

Wardruna


Tout le monde m'en a toujours dit grand bien et j'ai juste écouté distraitement deux trois morceaux que des amis postent sur FB, en me disant "Tiens, c'est pas mal…!".

Ils ont aussi fait le générique de la série Vikings, que je n'ai pas (encore) vue, ça aussi je le sais.

Mais en live, je ne m'attendais pas à une claque comme ça. Depuis le coeur de larges braseros, de grandes flammes s'élèvent autour de cette formation de 6 Norvégiens qui proposent un folk païen atmosphérique dont les thèmes abordés font référence aux anciennes croyances nordiques. Violon, flûte en corne de chèvre, lyre à 8 cordes, grand cor nordique, percussions, tambours ancestraux et chants emplissent doucement le chapiteau.

Le chanteur, et fondateur de Wardruna, Einar Selivk, assis en tailleur, longue et fine tresse de barbe sous le menton égrène un chant grave tandis que la voix flûtée de la chanteuse le suit dans ses prières et incantations qui montent sous le chapiteau.

Quand on ne connaît pas, on pense de suite à Lisa Gerrard et Brendan Perry. Pour donner un repère très simple, Wardruna, ce seraient les Dead Can Dance du Nord.

Wardruna joue sur des instruments auto-fabriqués et un culte est rendu à l'esprit des animaux qui ont servi à la fabrication de ces instruments.

Le Hellfest 2017 valait le coup rien que pour cette expérience quasi chamanique que constitue un concert de Wardruna.


Dimanche : 13h35 Temple

Une parenthèse nantaise avec Regarde les hommes tomber (RLHT) !

Alors autant vous le dire, les premiers à tomber seront les épileptiques ! L'éclairage stroboscopique, qui vous arrache les rétines, permet de voir bassiste, guitariste et batteur, chacun la capuche du sweat vissée sur la tête.

RLHT propose des morceaux de black metal atmosphériques, mélancoliques et originaux. Ils font quand même vachement mal aux oreilles. Mention spéciale pour le chanteur au screamo impeccable qui offre une belle prestation scénique, longue chevelure sur perfecto cintré.

Ca tabasse beaucoup, mais paradoxalement avec mélodie et finesse. Les amateurs d'étiquette et de catégorie, diront donc que c'est post-black car les morceaux sont relativement longs et que, entre deux tabassages, il y des pauses sludge lourdes et grasses, pleines de spleen, qui laissent lentement s'égrener les notes de guitare et laissent largement la basse s'exprimer…

En tant que Nantais amateur de metal, je ne pouvais décemment pas le rater. Regarde les Hommes Tomber, encore une belle découverte.



Dimanche 14h20, Mainstage 1



Zoukmetal ? Raggametal? Encore un OVNI musical avec Skindred. Imaginez Raggasonic revisité sauce disto. Après un bon vieux sample old school d'House of Pain, le maître mot est "Jump". Le chanteur, grosses Dready sur la tête, le guitariste, longue barbe rousse de ZZ Top chapeau melon et lunettes de soleil offrent de belles images scéniques en assurant une rythmique extrêmement dansante et funky. "Kill the power !" On se croirait dans la BO de Judgment Night, pour ceux qui m'ont connue. Ce chanteur est très interactif et généreux avec son public! C'est un vrai chauffeur de salle, si l'on peut parler de salle pour les 12000 personnes qui sont massées sur la Mainstage, littéralement enflammée par l'énergie débordante de ce rastaman. Puis vient le final avec Warning Warning Warning Warning. Tout le public sans exception, s'accroupit puis....JUMP !


D'énormes colonnes d'une poussière jaune et aride s'élèvent dans l'air et, à la demande du chanteur, tous les festivaliers font l'hélicoptère avec leur chemise ou leur T-Shirt! La plus belle flash mob chorégraphiée du Hellfest 2017, c'était bien au concert de Skindred qu'on a pu la voir...!


Dimanche : 15h Temple

Ghost Bath

Tiens, encore un test de Rorschach !? Rien qu'au logo crypto-symétrique, on comprend que c'est encore du black metal ! Américain cette fois. Ils sont 5.

Des vagues progressives mélancoliques produites par 3 guitaristes et un bassiste alignés, les yeux fardés de noir.

Derrière eux un batteur au cheveu noir ultra brillant, la raie sur le côté, fait preuve d'une grande dextérité.

Un chant screamo qui rappelle les japonais d'Envy, des riffs qui évoqueraient Slowdive en plus rapide. Ce n'est pas pour rien que les puristes de la classification ont encore trouvé un nouveau genre pour des groupes comme Ghost Bath : le metal gaze. Des alternances entre agressivité extrême, riffs progressifs et parenthèses quasiment pop dépressive londonienne des années 80.

Voilà, quand on n'a plus de Xanax, on écoute Ghost Bath !


Hugo