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Interview avec l'auteur Sire Cédric

Mis à jour : sept. 24

Tu t’es imposé comme une des figures majeures de la littérature fantastique française, tu as 7 romans à ton actif sans compter les recueils et tu as obtenu 2 prix. Peux-tu nous faire une petite présentation pour les personnes qui ne te connaissent pas encore ? Merci déjà pour le compliment ! J’ai surtout la chance de pouvoir faire de ma passion mon métier. J’écris des thrillers, souvent proches de la littérature d’horreur, dans la veine d’auteurs tels que Dean Koontz ou encore Graham Masterton. Mon dernier roman en date, Avec tes yeux, est d’ailleurs un vrai slasher dans la tradition du genre. On peut retrouver la plupart de mes livres en poche chez Pocket. Pourrais-tu me décrire ton univers ? Une journée dans la tête de Cédric… Disons que j’ai grandi en dévorant les livres de Stephen King et Clive Barker, c’est cette approche très fantastique (et horrifique) de la littérature qui me passionne. Ces auteurs m’ont transmis l’amour des bonnes histoires, qui marquent une vie entière ! Une autre de mes grandes passions est le cinéma : des réalisateurs tels qu’Alfred Hitchcock, Dario Argento, John Carpenter ou David Lynch ont changé ma vie. Voici donc essentiellement ce que je suis, un fan de cinéma et de littérature, mais aussi de musique : le metal fait partie de mon ADN, je travaille en écoutant des disques et je vais voir autant de concerts que possible.


En tant qu’écrivain d’où puises-tu l’inspiration ? La musique joue-t-elle un rôle ? Trouver les idées est, en grande partie, un travail inconscient : sans m’en rendre compte, je suis en permanence en train de graver dans un coin de ma tête tout un tas de détails, de situations, d’idées de personnages, de dialogues amusants que j’entends, et tout cela se retrouve projeté dans mes histoires à un moment où à un autre. Mon travail consiste à divertir les lecteurs : si je veux leur faire passer un bon moment, il faut que moi-même je prenne du plaisir à ce que je fais ! Et bien sûr, étant un métalleux, l’univers tellement riche de cette musique finit toujours par me glisser des idées, des ambiances… Dans mon prochain roman, je fais porter aux membres d’une secte des masques cornus et dépourvus de bouche… entièrement inspirés par ceux des nameless ghouls de Ghost. Ce n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres, que les lecteurs ordinaires ne voient pas, mais qui fait toujours sourire les fans de metal !


De fièvre et de sang a été traduit en plusieurs langues, parle-moi du processus ? Comment l’idée est venue ? As-tu eu des retours de lecteurs internationaux ? J’ai reçu quelques messages de lecteurs de l’étranger, mais rien de comparable avec le succès de mes livres en France. Par ailleurs, je dois préciser que je n’ai aucun pouvoir sur ces traductions. Quand un éditeur étranger souhaite acquérir un livre pour le publier dans son pays, il contacte l’éditeur français (qui détient les droits) et ils concluent un accord entre eux. Comme pour les licences en musique, c’est le label qui gère tout. Je ne suis consulté sur rien. Mais je dois avouer que, pour moi, c’est tout de même un rêve de gosse qui se réalise. Qu’en est-il de ton groupe Angelizer ? Aimerais-tu poursuivre cette aventure ? Le groupe n’existe plus depuis quelques années déjà. Nous n’avions plus assez de temps libre pour faire quelque chose de sérieux. Je vais être franc, cela me manque énormément ! J’aurais beaucoup aimé continuer dans cette veine de death mâtiné de fluidité heavy. Mais pour l’instant, je n’aurais pas le temps de me consacrer à un groupe, la question ne se pose donc pas. Quel est le dernier album que tu as écouté ? Pour ne rien te cacher, à l’instant même je suis en train d’écouter Frontschwein de Marduk qui reste un de mes groupes préférés. L’album le plus récent, en termes de sorties, que j’ai pu écouter (et dans un genre radicalement différent) est Built to Last, de HammerFall. Que penses-tu de la scène Metal française aujourd’hui ? Je pense qu’elle déborde de talent, d’énergie, et d’individus motivés qui se bougent pour organiser des concerts. Je pense que le vrai problème, en France, demeure du côté des médias traditionnels, qui continuent de bouder ce style de musique (et de manière générale tout ce qui relève des arts actuels). C’est d’autant plus incompréhensible, à mon sens, que le public est de plus en plus nombreux, il y a une vraie demande ! As-tu un livre en cours d’écriture ? Mon prochain roman est déjà prêt ! Ce sera un mystère assez sanglant, autour d’une secte satanique dans le sud de la France. Il sortira en mars 2017 aux éditions Presses de la Cité. Un dernier mot pour tes fans ? Pour mes lecteurs ? Que je leur dois tout ! Un auteur n’existe que grâce au public, il ne faut jamais l’oublier. Et je tiens également à saluer toutes celles et ceux qui ne me connaissent pas encore ! J’espère qu’ils tomberont à l’occasion sur un de mes livres, et que celui-ci leur fera passer un bon moment !




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