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Chronique Unsung Prophets & Dead Messiahs

chronique :

Salut les têtes de Maures !

Welcome to Israël ! Orphaned Land revient avec un nouvel opus toujours aussi subversif et très inspiré.

Première réalisation avec le nouveau Line-up privé de Yossi Sassi qui a quitté le groupe juste après « All is One », excellent album au passage. Du coup les fans l’attendent de pied ferme et la nouvelle formation a tout à prouver.

Pari réussi, le pays orphelin nous offre un album dense et d’une exceptionnelle qualité, Kobi revient à ses premières amours en renouant avec le growl comme sur « we do not resist » et « Only Dead Have Seen The End of War » pour le plaisir de tous sans toutefois abandonner la voix claire, il se permet même parfois un chant doux et mélodieux sur « All Knowing Eye » où il est presque méconnaissable.

Restant dans la tradition des sonorités orientales, Orphaned Land a vraiment choisi la diversité pour cet album, jonglant avec talent entre les gammes andalouses et arabiques : notamment « Yedidi », «Chains Fall to Gravity » et « Poets of Prophétic Messianism » . De nombreux riffs puisent directement dans les chants traditionnels arabes et juifs. On peut dire que les Orphaned Land sont fièrement attachés à leurs racines sémites et savent les mettre en valeur avec des instruments traditionnels comme le oud, le kanoun ou le Kamenjeh.

A noter la chanson phare de cet album, « Like Orpheus » où vient s’ajouter la voix germanique du chanteur de Blind Guardian, Hansi Kürsch, un duo gagnant (germano-juif : le symbol est fort) car cette chanson cartonne aussi bien musicalement que par le message qu’elle véhicule : « Peu importe votre religion, on est tous unis dans le métal ! », un « Metal up your ass ! » version peuple du monde, avec une magnifique vidéo ou une musulmane et un juif partagent la même passion. Ça met du baume au cœur et ça nous sort du marasme médiatique ambiant et ça fait un bien fou.

Derrière ce message de paix véhiculé par le groupe, certains textes de Kobi sont bien plus sombres et parlent des violences faites aux noms des religions, cf « Only Dead Have Seen The End of War », souvent exprimées avec sa voix gutturale qu’il utilise pour signifier la colère, la haine et la brutalité. Ce titre est vraiment sublime d’ailleurs.

Pour conclure, Orphaned Land nous livre un merveilleux album, à l’instrumentation riche et aux textes intelligents et poignants. Un très bel album qui nous prend par les sentiments et nous fait rêver à un mode meilleur sans tomber dans les clichés mièvres.

Tristan Le Viking

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