HELLFEST 2018

Le Live Report  PART 1 signé Hugo le 5/07/2018

Avertissement :

Ce petit reportage n’est pas écrit par un true blackeux qui porte un T-Shirt Abbath en écoutant Dissection au p’tit déj ni par une adolescente sur-émotive fan de Bullet for my Valentine. J’ai l’âge et les goûts qui sont les miens… Bientôt 40 ans, et grand amateur de Death, d’Obituary ou de Satyricon. J’écoute énormément de metal mais pas uniquement, loin de là ! Donc, aux yeux de certains aficionados et spectateurs réguliers du Hellfest, je pourrais bien avoir raté mon festival. En effet, je n’ai pas vu Benighted, j’ai raté Meshuggah, je n’ai pas pu voir Dimmu Borgir, ni Iron Maiden  (bon, je les avais déjà vus lors d’une précédente édition) ou Marylin Manson et j’ai dû partir avant Septic Flesh…

Mais sur 150 concerts et quand on ne peut pas rester les 3 jours entiers on est obligé de faire des choix ! A chacun son parcours et son festival.

Me voici donc arrivé pour cette 13eme édition du festival clissonnais avec ma seule curiosité comme fil directeur et le bar de l’Altar comme point de repère !

Et au final, même s’il me fut impossible d’assouvir toute mes envies de découvertes, sur 22 concerts en deux jours et demi, si je n’ai certes pas forcément apprécié tous les groupes, je suis tombé sur certaines pépites scéniques et musicales… Let’s ride to hell !

Vendredi 18h35, Temple, mise en jambe avec Mysticum

 

J’arrive sur le site pile pour le début du concert de Mysticum. Des rythmes saccadés, une boîte à rythme qui rappelle Asian Dub Foudation, entrecoupés de blast sombres et industriels qui se marient avec des hurlements bien death. Certains passages atmosphériques synthétisants laissent le temps à l’oreille de digérer ce qu’elle vient d’encaisser. Alors le black metal industriel, c’est pas trop ma came, mais il faut bien avouer que scéniquement, ça en jette. Le trio norvégien basse/guitares joue perché sur des prismes noirs de 3 à 4 mètres de haut, sur lesquelles flottent des projections animées de pentacles, de têtes de bouc, d’aigles… Bref, c’est industriel comme Rammstein, mais plus rapide, plus violent et… norvégien.

Vendredi 21h50, Altar, Suffocation

 

Après être passé voir les Svinkels à la Warzone pour « réveiller le ponk qui est en moi », retour à l’Altar pour une session d’ultra-brutalité avec Suffocation. Du brutal death technique à la Vader… Le sol tremble, les blasts s’enchaînent. C’est pas très très mélodique et la batterie descend rarement en-dessous des 280 BPM…

Les amateurs de Dying Fœtus ou Decapitated y trouveront leur compte. Pour ma part, ça y est, j’ai les oreilles bien échauffées pour la suite. Ils sont sur le podium de la brutalité dans ce fest.

Vendredi 19h40, Altar, on enchaîne avec Carnivore AD

 

Un vieux groupe de trash des années 80 qui compte seulement 2 albums ! On est dans le vrai old school, avec une lead guitar qui sonne comme celle de Kerry King, le mythique guitariste de Slayer… Pas une grosse révélation mais ça fait le job en concert ! Ca moshpit sévère sous l’Altar transformé en incubateur à 28°C

Vendredi 22h50, Temple, Satyricon 

 

Les légendaires Satyr et Frost sont revenus en terre clissonnaise cette année pour nous gratifier d’un concert propre de chez propre. Satyr, élégant comme toujours, harangue ses fans et c’est parti pour une session de black’n’roll bien senti. « Our world rumbles tonight », « Deep calleth upon deep »… La set-list n’est pas la même que celle du concert de la Barakason de Rezé en Octobre 2017 mais un concert de Satyricon sans Mother North reste inimaginable… Oooooohooooh ho, Oooooohooooh hoho !

Vendredi 01h00, Mainstage 2, A perfect circle

 

Arrivé à cette heure avancée, je m’aperçois qu’il y a de l’alcool dans la bière que l’on sert au Hellfest. Les brasiers de sarments se consument depuis que la nuit est tombée et la Mainstage est noire d’une foule venue assister à un grand show de Perfect circle, groupe de rock alternatif que je ne connais absolument pas, qui propose des morceaux mélodiques et progressifs sonorisés aux petits oignons, emmenés par le chanteur de Tool. Après m’être renseigné, A Perfect Circle revendique The Cure dans leurs influences. Ca se sent ! En tout cas, après Suffocation, cette pause mélodieuse fait du bien aux oreilles. Et bizarrement, je repartirai du Hellfest 2018 avec la chanson « So long and thank you for all the fish » en tête.

« Time is money and money is time, we waste it every second time… and plastic surgery ! » J.

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