INTERVIEW: INTERCEPTOR FEST

 

 

  • Pour commencer, peux tu nous présenter l'histoire de l'Interceptor fest, de l'idée à la réalisation? Comment est venue l'envie de créer ce festival?

 

Cela fait un moment que nous avions un tel projet en tête sans jamais arriver à le concrétiser pour des raisons diverses et variées. Avec François, qui fait la programmation avec moi et qui travaille au Void, nous avons décidé d’unir les forces de nos deux structures plutôt que de travailler chacun dans son coin, alors que nous avons sensiblement les mêmes goûts.

Depuis que je travaille à la Rockschool barbey, cela nous a permis de faire avancer ce projet avec le savoir-faire et l’infrastructure d’une grosse salle.

Plus personnellement j’avais par le passé participé à plusieurs projets dans le milieu (label, distro, fanzine, tourvan, salle de concert), mais je n’avais jamais mené un tel projet.

 

  • Avez vous reçu du soutien de la ville?

 

Oui en quelque sorte, nous avons présenté le projet, et ils nous ont dit ok. Il nous ont fait rentrer dans la saison culturelle 2017/2018 de la ville de Bordeaux.

 

  • Quelles sont les grandes étapes de réalisation d'un tel projet?

 

C’est un peu difficile à dire comme ça, car je travaille de manière chaotique. De surcroit nous avons fait un montage éclair car cela ne fait même pas un an que nous travaillons dessus. Au moment où je bookais les premiers groupes je ne savais même pas le nom du fest, ni vraiment où cela allait se dérouler.

De là nous avons tout mener de front.

 

  •  Combien de personnes travaillent avec toi  ?

 

En fait nous sommes deux salles de concerts différentes à travailler ensemble sur l’INTERCEPTOR, donc tout le monde participe plus ou moins à l’organisation, suivant les postes que chacun occupe.

 

  • Comment procédez-vous au choix des groupes? Vous fonctionnez au coup de cœur?

 

Exactement. Avec François nous bossons aussi sur un autre projet qui s’appelle Memorabilia, un cabinet de curiosité qui se trouve dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux. Nous nous voyons , ou sommes très régulièrement en contact. Du coup ça se fait assez naturellement, entre deux discussions, on se place des noms de groupes qu’on aime bien, et on leur demande s’ils veulent jouer. Après on se bataille sur les styles musicaux, du style « si tu mets du heavy trash, et bien je mettrai du black ».

Et du coup ça fonctionne bien. Surtout au comptoir du Void quand j’ai fini mon boulot de Responsable du bar  à la Rockschool Barbey. Entre deux pintes…

Pour ce qui est des Swans et de Baby  Dee, c’est mon collègue Manu (le programmateur de la Rockschool Barbey) qui avait mis ça en place. Nous avons discuté sur la manière de les faire rentrer dans la programmation de l’INTERCEPTOR et cela a fonctionné.

 

  • Quels sont vos arguments pour convaincre des groupes de venir jouer sur un festival qui débute?

Notre sourire…

 

  • Vous parlez de glorifier les musiques extrêmes,  pouvez vous expliquer ce que sont pour vous les musiques extrêmes?

Oh tu sais c’est un terme assez générique. Comme nous écoutons pas mal de styles différents c’était beaucoup plus pratique que de dire que nous glorifions le « crust, grind , sludge, black, death, doom, heavy, trash etc … ».

Est-ce que nous devons donner une définition précise à ce libellé, je ne sais pas trop. Est-ce qu’il faut le cantonner à la simple musique, ou pouvons-nous l’élargir à bien d’autres médiums qui gravitent autour de ces musiques, le graphisme, les arts plastiques, les performances etc … C’est aussi un état d’esprit.

 

  • Parle nous des groupes présents pour cette première édition? Cette affiche est-elle celle dont vous rêviez?

 

A vrai dire on en est pas loin, sans nous jeter des fleurs mortes, nous sommes très satisfaits de cette affiche, et nous remercions encore les groupes qui ont acceptés de nous faire confiance pour cette première édition. Nous travaillons dur pour ne pas les décevoir.

Après si nous avions pu en mettre plus…

 

 

  • Vous avez déjà du gérer des imprévus avec le remplacement de Leather Priest par Greyfell, comment gérez-vous cela?

Ha, et bien c’est François qui a géré car j’étais sur quelque chose d’autre, mais je pense que cela s’est fait assez simplement.

Nous ne voulons pas trop nous prendre la tête, et garder un maximum la notion de plaisir. Si ce n’Si ce n’est plus amusant, on est moins motivé. Nous connaissons pas mal de monde, nous sommes amis avec pas mal de groupe, nous jouons tous les deux dans deux petits groupes différents (Ghettô pour François et Angoisse pour moi), alors cela nous offre certaines opportunités

 

  • As tu une idée avec les préventes, du nombre de personnes attendues?

Je veux pas trop m’occuper des préventes, ça me stress. Je regarde ça un peu comme un gamin devant un film d’horreur.

Je me cache les yeux, puis en fait c’est bon .

Par contre, je le rappelle, comme nous avons des petites jauges quand même, et que nous ne pouvons pas pousser les murs, je conseille aux gens qui ne sont pas de Bordeaux de prendre leurs places à l’avance.

 

  • Ce festival a lieu  dans le centre ville de Bordeaux, sur 3 sites  le Rock Barbey school et le Void (en salle) et la place Dormoy en pleine air. Ces 3 sites sont ils facilement accessibles à pied?

 

Oui carrément, La Rockschool Barbey est 2 pas de la gare de Bordeaux, la place Dormoy est en face de la Rockschool Barbey, et le Void doit être à 10 / 15  mn à pieds de Barbey. Tu n’es même pas obligé de prendre les transport en commun pour te déplacer. Y a de quoi boire et manger tout au long de la nuit.

 

  • Penses tu que l'accueil des habitants sera bon?

Haha je sais pas je n’habite plus en centre-ville. En tout cas nous avons parlé avec certaines personnes du voisinage pour les rassurer, et cela ne va pas plus les déranger que d’autres types de concerts ou de soirées. Et nous faisons confiance au légendaire savoir vivre des métalleux.

 

  • Quel festival français ou non est un modèle d'organisation pour vous?

Difficile à dire, nous n’avons jamais vraiment eu de modèle. Il y a des bons trucs, et des trucs à chier dans chaque festival. Nous essayons de nous concentrer sur ce que nous faisons, de faire confiance à notre expérience.

Mais nous traînons nos guêtres dans les festivals en France et en Europe depuis un moment, que ce soit en tant que festivalier, groupe, road, runner, sondier, lighteux, barman etc … donc nous savons à peu près quoi faire et comment le faire.

 

  • Concernant l'affiche, qui est ce qui l'a réalisé?

Alors l’affiche c’est un ami à nous Ammo qui l’a réalisé. Il a fait du bon boulot, bien que ce ne fut pas facile de concilier les désidératas de tout le monde.

 

  • Comment te sens tu à 1 mois de l'événement?

Franchement je sais pas trop, impatient que ça commence, je déteste attendre.

 

  • Je te laisse le mot de la fin.

 Merci à toi d’avoir pris le temps de t’ intéressée à notre projet, et rendez-vous dans un mois !!!

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