Salut les Cthulhiens,

Aujourd’hui j’ai eu envie de me plonger dans l’univers sombre des « The Great Old Ones », en rapport avec la dépression de janvier je pense ou peut-être une étrange filiation au peuple de Dagon, je sens de plus en plus le poisson sous les aisselles…

Bref, les blackeux bordelais nous ont gratifiés d’un nouvel opus inspiré de l’œuvre du Maître HP Lovecraft : « Le Cauchemard d’Innsmouth », une de ses œuvres les plus connues et certainement une des plus aboutie et intéressante. Ceux qui ne l’ont pas encore lu et bien… allez vous flagellez avec des tentacules de poulpe et ensuite courrez chez votre libraire, allez dans le rayon du fond, celui avec les araignées et les gros cafards, vous devriez y trouver l’œuvre maudite…

Sans dire que les musiciens de The Great Old Ones ont définitivement perdu la raison, il y a chez eux assez de noirceur et de folie pour avoir bien retranscrit l’ambiance du livre.

La musique suit la narration de l’auteur, l’introduction étant une déclaration de Robert Olmstead, le personnage principal, qui ouvre sur cette épopée musicale issue du plus profond des ténèbres de l’univers.

Les musiciens réussissent avec brio à nous emporter dans l’horreur Lovecraftienne, les riffs dissonants, la voix torturée et les rythmes lancinants nous font sombrer petit à petit, à l’instar de Robert, dans l’immonde et dérangeante folie cosmique.

La production est vraiment très bonne, les trois guitares sont bien équilibrées et chaque instrument trouve sa place dans ce festival morbide. De longues phases instrumentales très travaillées et très riches peignent la toile de fond de cet ensemble diabolique (The Shadow over Innsmouth), on sentirait presque le poisson, on entendrait presque le grand ancien chuchoter à notre oreille.

Le groupe nous guide à travers l’histoire de ce jeune amateur d’archéologie en quête de réponses avec « When the star align » il fait monter la pression, les rythmes lents font place aux tempos soutenus, installant l’ambiance angoissante de la ville maudite.

Viens ensuite « The Ritual » qui commence avec un solo de batterie très tribal rejoint rapidement par des guitares en arpèges mineurs et un orgue terriblement maléfique. La tension monte au fur et à mesure du morceau, les guitares sont plus agressives, la batterie plus rapide, le chant plus intense : Dagon est là, il sort langoureusement de son île maudite, pervertissant les habitants, l’horreur envahie la ville.

Dans « Wandering », Robert découvre son étrange héritage, la musique retranscrit la terreur du personnage, son incapacité à contrôler son destin à sombrer irrémédiablement vers la folie et l’atroce destin qui est le sien.

Puis, sonnant l’apogée de la noirceur, viens « In Screams and Flames », pour moi le titre le plus significatif du CD, quelle explosion de riffs, de mélodies dérangeantes, d’accords rageurs, de chant déchirant. Plus de sept minutes de pure bonheur musical, c’est intense, c’est glauque, c’est furieusement bien écrit !

Et c’est le grand final, « Mare Infinitum », le groupe balance tout ce qu’il a dans le ventre, y’a de la trippe, du sang et du fils dégénéré de batracien ! Les chants rituels font leur apparition, on a l’impression que l’univers entier nous tombe dessus avec ce qu’il a de plus sombre et pervers. Juste parfait.

 

Le bonus track « My Love for the stars » est un instrumental avec deux guitares sèches, des chants synthétisés accompagnés d’une voix lugubre qui susurre des choses étranges. Parfait pour terminer cette écoute.

Pour résumer : bravo à vous « The Great Old Ones », merci pour cette œuvre vraiment aboutie qui montre que le Black Metal français est capable de produire des tueries !

Cthulhu Fhtagn !

Tristan

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